LES UTOPIES NUMÉRIQUES

Par Jean-Luc MANISE
Extrait de « Secouez-vous les Idées » n° 116 – 12/2018

Changer le monde, un octet à la fois
Après la campagne Degooglisons Internet, Framasoft confirme son virage politique. Il ne s’agit plus seulement de promouvoir le logiciel libre, mais d’utiliser le numérique au bénéfice de projets engagés et militants. Il s’agit de fédérer les communautés du libre avec les mouvements d’éducation populaire, le secteur associatif et la société civile organisée. Avec Conbributopia, Framasoft veut favoriser les alliances pour une «transition citoyenne et écologique». Bienvenue dans le monde des utopies numériques, celui où des alternatives à YouTube et Facebook sont possibles et où l’on ne pense pas le monde comme les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon).

L’association d’Éducation populaire française Framasoft a bientôt 15 ans. Durant ses 10 premières années d’existence, elle a mis en place un annuaire francophone de référence des logiciels libres et ouvert une maison d’édition ne publiant que des ouvrages sous licences libres. En 2014, Framasoft s’attaquait avec la campagne Degooglisons Internet aux monopoles des plates-formes propriétaires exploitant les données de ses utilisateurs en échange de services «gratuits». Sur base d’une feuille de route de 3 ans, elle décidait de développer des alternatives libres à ceux-ci.

Contributopia
Voici un an, elle lançait Contributopia, une nouvelle campagne qui, tout en s’axant sur les utopies numériques, s’articule à nouveau, c’est la ligne de force de l’association, à des actions et projets concrets. Le premier résultat tangible est PeerTube, une alternative éthique à YouTube. Derrière chaque nouveau service et produit des GAFA, explique l’équipe Framasoft, il y a une vision de la société qui fait de nous des objets de consommation. En déconstruisant les types de dominations qu’ils exercent sur leur public -dominations technique, économique, mais aussi politique et culturelle-, nous avons pendant plusieurs années donné à voir en quoi l’hyperpuissance de ces acteurs mettait en place une forme de féodalité.

Plus de 30 services alternatifs
Et comme montrer du doigt n’a jamais mené très loin, il a bien fallu initier un chemin en prouvant que le logiciel libre était une réponse crédible pour s’émanciper des chaînes de Google, Facebook & co. En 3 ans, Framasoft a agencé plus de 30 services alternatifs, libres, éthiques, décentralisables et solidaires. Aujourd’hui, ceux-ci accueillent plus de 400.000 personnes chaque mois. Sans espionnage, sans revente de données des utilisateurs. Sans publicité et sans modèle d’affaire de croissance perpétuelle.

 Mettre l’humain au centre
Plus que des outils, il s’agit de défendre des valeurs et de fédérer des communautés qui défendent des alternatives au système défendu par les GAFA, NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber) et autres BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi). Que ce soient dans les associations, des entreprises de l’économie sociale et solidaire, des regroupements, des collectifs, chacun contribue, à sa manière, à proposer des alternatives qui mettent au centre de leurs préoccupations l’humain et les libertés. Ce n’est donc pas une surprise si c’est auprès de ces personnes que les discours du logiciel libre et de sa culture font mouche : nous partageons ensemble des notions d’éthique, de solidarité et de contribution.

 Travailler de concert avec le secteur associatif
C’est donc avec cette communauté que Framasoft veut continuer l’aventure avec Contributopia. Tout l’enjeu est de trouver comment concevoir et proposer des outils qui sont pensés hors des sentiers battus et rebattus par ces entreprises silos dont le seul but est de moissonner nos données. Nous voulons travailler de concert avec nos alter-égo du monde des communs et approfondir nos relations avec les réseaux de l’éducation populaire et le secteur associatif. A nos yeux, c’est en contribuant pour et avec ces personnes là que les travaux des communautés du logiciel libre peuvent trouver la résonance qu’ils méritent dans la société civile. Contributopia veut ainsi tisser des liens de plus en plus privilégiés entre les communautés des libertés numériques et le secteur des associations et de la société civile. Ce sur base d’une feuille de route à trois temps. Il s’agit de créer et proposer des outils (2017-2018), de transmettre les savoir-faire (2018-2019) et d’inspirer les possibles (2019-2020).

 Alternative à YouTube
PeerTube est donc le dernier né d’une grande famille de produits : Framadrive pour stocker ses documents, Framanews pour suivre l’actualité, Framadate pour organiser des réunions. Avec PeerTube, l’association monte d’un cran. C’est la première fois que nous publions un logiciel d’une telle ambition et d’une telle complexité. Pour cela, nous avons fait le pari l’an passé d’embaucher à temps plein un développeur (son pseudo est Chocobozz) afin d’accompagner PeerTube de sa version Alpha (octobre 2017) à sa version bêta (mars 2018), puis à sa version 1.0 (octobre 2018). La plate-forme propose à ses utilisateurs de diffuser gratuitement leurs vidéos sur le web. Dans la même logique de décentralisation des ressources et de services (Framasoft l’a dit et redit, il ne veut pas devenir le Google du libre), PeerTube a été conçu comme un service qu’on installe en créant des instances. Celles-ci hébergeront les vidéos sans les stocker sur des centres de données comme le fait la filiale de Google. Pour la consultation, c’est bien sûr le principe du «peer to peer» (traduisez pair à pair) qui a été retenu.

 Chaîne YouTube maison
Pouhiou, alias Chocobozz, le «papa» de PeerTube : PeerTube est un logiciel que les hébergeurs alternatifs ou les associations peuvent installer sur leur serveur afin de créer un site web d’hébergement et de diffusion de vidéos. En gros vous créez votre propre «YouTube maison». Il existe déjà des logiciels libres qui vous permettent de faire cela. L’avantage, ici, c’est que vous pouvez choisir de relier votre instance PeerTube (votre site Web de vidéos), à l’instance PeerTube de Zaïd (où se trouvent les vidéos des conférences de son université populaire), à celle de Catherine (qui héberge les vidéos de son Webmédia), ou encore à l’instance PeerTube de Solar (qui gère le serveur de son collectif de vidéastes). Du coup, sur votre site Web PeerTube, le public pourra voir vos vidéos, mais aussi celles hébergées par Zaïd, Catherine ou Solar… sans que votre site web n’ait à héberger les vidéos des autres ! Cette diversité dans le catalogue de vidéos devient très attractive. C’est ce qui a fait le succès des plateformes centralisatrices à la YouTube : le choix et la variété des vidéos.

 Instance FramaTube
Chaque hébergeur reste indépendant, et définit ses propres conditions d’utilisation, ce qui permettra à l’utilisateur de choisir le site d’hébergement qui lui convient le mieux. Surtout, PeerTube vous considère comme une personne, et non pas comme un produit qu’il faut pister, profiler, et enfermer dans des boucles vidéos pour mieux vendre votre temps de cerveau disponible. Ainsi, le code source (la recette de cuisine) du logiciel PeerTube est ouvert, ce qui fait que son fonctionnement est transparent. Sans surprise, c’est l’instance de Framasoft, FramaTube, qui est pour l’instant la plus populaire avec celle proposée par l’association française de défense des libertés numériques. La Quadrature du Net. Début de l’été, quelque 150 instances étaient disponibles, pour 4000 utilisateurs et 11.000 vidéos.

 Mobilizon
D’ici la fin de cette année, l’association espère proposer un service de pétitions pour remplacer les «aspirateurs à données» que sont change.org et Avaaz. On devrait donc voir apparaître pour les fêtes de l’année un « Framapétitions ». En 2019, la feuille de route se précise. L’année prochaine, nous allons nous consacrer à un autre service d’importance : Mobilizon. Au départ, l’idée était de proposer une alternative à Meetup.com ou aux événements Facebook. Mais les fonctionnalités se précisent, et ce sera bien plus que cela. Nous espérons en faire un outil de mobilisation, bien sûr décentralisé. Car Framasoft l’a dit et redit, elle ne souhaite pas être le Google du libre. D’où la mise en place d’un programme d’essaimage, les CHATONS (Collectifs des Hébergeurs Alternatifs Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires). En Belgique, deux structures font partie du réseau des Chatons. Clomut à Liège et la toute nouvelle coopérative Nubo à Bruxelles, co-fondée par les associations Abelli (l’Association Belge de Défense du Logiciel Libre), Cassiopéa, Domaine Public et Nestor.

 La route est longue mais la voie est libre
S’allier pour se renforcer sans s’étendre, c’est le choix que Framasoft a fait. Cela passe par des alliances, en France avec le secteur de l’éducation populaire, dont les CEMEA avec lesquels une convention va être signée, et en Belgique avec celui de l’Education permanente. «Framasoft a affirmé sa volonté de ne pas faire du logiciel libre une fin en soi, mais bien un moyen au service d’un monde plus juste et plus durable. Vu la taille de notre association (27 bénévoles, 8 salarié.es) et ses ressources basées uniquement sur le don, cet objectif ne pourra être atteint qu’en nouant des alliances et en construisant des ponts avec des structures partageant les mêmes buts et valeurs que Framasoft, même si leurs thématiques centrales peuvent être éloignées du logiciel libre. La route est longue, mais la voie est libre»

Le libre, condition fondamentale de l’exercice de la citoyenneté
De passage à Bruxelles, début septembre, à l’occasion du salon Educode, Richard Stallman, le père du logiciel libre, insiste sur l’importance de tenir le cap, notamment dans le secteur de l’enseignement et de la formation : « Il faudrait refuser tout équipement ne fonctionnant pas en logiciel libre pour uniquement utiliser des applications qui sont contrôlées par une communauté d’utilisateurs. Ce sont eux qui doivent avoir le pouvoir, pas les développeurs. J’ai lancé le système d’exploitation GNU en 1984 dans ce but : pour qu’on puisse utiliser un ordinateur en toute liberté. En 91, le système était presque complet. Seul manquait le noyau. C’est à ce moment que quelqu’un d’autre, Linus Torvalds, en a publié un : Linux. Mais il n’était pas libre. En 92, il l’a rendu libre et la combinaison GNU/Linux a été le premier système d’exploitation libre à pouvoir fonctionner dans un PC. Cette liberté est fondamentale pour l’exercice de la citoyenneté. C’est pour cela que les écoles, et plus globalement tout le secteur de la formation et de l’enseignement, devraient uniquement enseigner du logiciel libre pour transmettre ces valeurs démocratiques de solidarité et de partage. Cela permettrait en outre à une nouvelle génération de programmeurs de maîtriser leur art. Enseigner l’utilisation d’un programme non libre, c’est implanter la dépendance à l’égard de son propriétaire, en contradiction avec la mission sociétale de la formation et de l’Éducation permanente ».

Liens utiles ajoutés (non présents dans l’article) :
– Framasoft : https://framasoft.org/fr 
– Logiciels libres : https://framalibre.org
– Se libérer de la surveillance des GAFAM
  (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft…) :  Dégooglisons Internet

DIEU EXISTE – Plaidoyer pour la tolérance (20/05/2018 par Mr Robert Petitjean)

Le texte qui suit est ouvert à la discussion via les commentaires. 
Bonne lecture 

(Texte mis à jour par l’auteur le 13/11/2018)


…… Pour lire cet article, cliquez sur ce lien suivant :

« Dieu Existe (version du 13 11 2018  »

et télécharger le document (en format PDF) 

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La Belgique n’a pas de problème budgétaire ; elle a un problème fiscal ! 

Texte de Michel Gevers, professeur à l’UCL et Doctor honoris causa VUB.


Ce gouvernement qui veut moderniser est en retard d’une guerre.
9 novembre 2014, 22:56
Michel Gevers

La Belgique n’a pas de problème budgétaire ; elle a un problème fiscal
Un texte de Michel Gevers.
Professeur émérite de l’UCL et Docteur Honoris Causa de la VUB

Depuis des années, le monde politique, le patronat et la presse nous assènent que la Belgique a un immense problème budgétaire.
Le budget de l’état présente un déficit de 14 milliards ; l’Europe nous menace de sanctions.
On a fait croire à l’opinion publique qu’il faut faire des sacrifices, qu’il faut sabrer dans la sécurité sociale parce que c’est la crise.
Et « la crise » est présentée comme une loi de la nature : c’est venu tout seul, personne n’en est responsable.
On évite bien sûr de dire que « la crise » est le résultat tout à fait prévisible de trente ans de dérégulation et de néolibéralisme initiés par Reagan et Thatcher.
Or la Belgique n’a aucun problème budgétaire.
Elle a un problème fiscal parce que ces mêmes Reagan et Thatcher ont un jour décidé qu’il était inacceptable que les plus fortunés d’entre nous paient autant d’impôts que la classe moyenne, et que nos dirigeants belges et européens, libéraux et conservateurs, les ont suivis et ont organisé l’évasion fiscale.
Pendant 12 ans, Didier Reynders a mis en place ou renforcé des mécanismes qui permettent aux gens très fortunés et aux sociétés qui font les plus gros bénéfices de ne payer quasiment aucun impôt : abaissement des taux d’imposition sur les gros revenus, précompte « libératoire » (le joli mot!) à un taux très bas, intérêts notionnels, et autres mécanismes ont été mis en place pour que les riches deviennent de plus en plus riches.
Ceci explique que les très riches français viennent s’installer en Belgique, paradis fiscal pour les très fortunés et pays de la rage taxatoire pour tous les autres.
Lorsqu’il y a deux ans il a été révélé que le baron Albert Frère avait payé moins de 300€ d’impôts sur toute l’année, (Albert Frère « baron » … un ami de Sarko … ) son adjoint a expliqué qu’il n’y avait eu aucune fraude, que c’était légal.
C’est à cela que sert un ministre des finances libéral, à rendre l’évasion fiscale parfaitement légale.
Il y a quelques jours, grâce aux chiffres de la Banque Nationale, nous avons appris qu’une femme de ménage paie infiniment plus d’impôts que la société Inbev ou le holding GBL d’Albert Frère, qui tous deux ont payé 0€ d’impôts sur des bénéfices de 1.748 millions et 845 millions d’euros, respectivement.
Le groupe Telenet a été moins chanceux : il a quand même dû payer 0,4% d’impôts sur un bénéfice de 4.317 millions d’euros.
Le dossier LuxLeaks nous apprend comment l’évasion fiscale organisée par nos Ministres des Finances permet aux grosses sociétés et aux plus riches d’échapper à l’impôt, ce qui oblige les travailleurs à payer des impôts exorbitants pour pouvoir notamment offrir un avion gratuit au baron Albert Frère.
Les mécanismes mis en place pour que les grosses sociétés ne paient quasiment pas d’impôts représentent un trou dans les finances de l’état qu’on évalue à 12 milliards.
La fraude fiscale et l’évasion fiscale des particuliers est estimée à un montant de 8 à 12 milliards.
C’est donc environ 20 milliards d’euros qui échappent aux recettes de l’état par la volonté du pouvoir politique, et en particulier des partis libéraux.
Et cette somme va encore augmenter avec les nouveaux cadeaux fiscaux du gouvernement Michel.
On n’a jamais montré que les intérêts notionnels avaient créé un seul emploi en Belgique.
Par contre, ces intérêts notionnels, maintenus contre toute attente par notre nouveau gouvernement néo-libéral, vont coûter des milliers d’emplois perdus.
Car en effet, pour compenser le trou de plusieurs milliards qu’ils créent dans les recettes de l’état, le gouvernement a introduit des réductions budgétaires massives qui vont mettre des milliers de travailleurs au chômage.
Les institutions culturelles, la recherche scientifique, les chemins de fer, le CRIOC, les entreprises publiques, tous vont devoir réduire leur personnel ou tout simplement disparaître, comme c’est le cas de BELSPO et du CRIOC par exemple. A côté de ces pertes d’emploi sèches, ce sont plusieurs millions de travailleurs belges qui vont voir leur salaire réduit ou leur coût de la vie augmenté, alors même que la Belgique n’a aucun problème budgétaire, mais un problème fiscal : le gouvernement ne veut pas taxer les riches.
Plutôt que de taxer la totalité des revenus, il ne veut taxer que les salaires et les allocations sociales.
Lorsque, sous les gouvernements précédents, les partis de gauche demandaient de taxer de la même manière les revenus du travail et du capital, les libéraux s’y sont farouchement opposés.
La raison?  » C’est trop compliqué. Les riches ont des armées d’avocats qui leur permettront d’évader l’impôt. Et puis la Belgique n’a pas de cadastre des fortunes.  »
Depuis 30 ans qu’on nous dit cela, on aurait pu établir ce fameux cadastre des fortunes, comme d’autres pays l’ont fait.
On nous a donc fait croire que la Belgique a un énorme problème budgétaire, et le gouvernement Michel a décidé que, plutôt que de faire contribuer les très riches et les sociétés qui font d’immenses bénéfices non taxés, il allait déclarer la guerre aux personnes qui travaillent ou qui essaient de travailler. C’est une lutte des classes d’une rare violence qui est enclenchée par ce gouvernement, soutenu par la FEB et le VOKA.
Saut d’index, blocage des salaires, atteintes aux pensions, limitation de l’accès aux soins de santé et à la culture, suppressions massives d’emplois : tout est fait pour appauvrir la population et décourager ceux qui veulent travailler de le faire.
C’est ainsi que les 50.000 personnes qui, pour échapper au chômage, acceptent de travailler à temps partiel alors qu’ils cherchaient un temps plein reçoivent une allocation complémentaire (appelée AGR) pour s’assurer qu’ils ne gagnent pas moins en travaillant qu’en chômant.
Le gouvernement a décidé de décourager ces personnes, essentiellement des femmes, en réduisant cette allocation.
Pour faire accepter par l’opinion publique cette dégradation des services et ces baisses considérables du pouvoir d’achat, le gouvernement utilise une vieille arme de propagande. Il ne dit pas  » on va démanteler, on va licencier, on va réduire, on va attaquer, on va appauvrir  » ; non, il dit  » on va moderniser « .
On va moderniser le marché du travail, on va moderniser le régime des pensions, on va moderniser la SNCB, on va moderniser les institutions scientifiques et culturelles.
La déclaration gouvernementale reprend 93 fois les mots moderne et moderniser !
Bien joué : même les éditorialistes tombent dans le panneau et écrivent à leur tour qu’il faut  » moderniser  » la sécurité sociale et le marché du travail, alors que ce mot ne veut évidemment rien dire.
Comble de l’ironie : ce gouvernement qui veut moderniser est en retard d’une guerre.
Car aujourd’hui tous les grands économistes et même les milieux financiers, FMI en tête, affirment que ce qui a plongé l’Europe dans la misère en générant des dizaines de millions de chômeurs, c’est la politique d’austérité menée depuis 2008.
Seuls des investissements publics massifs et une augmentation du pouvoir d’achat sont susceptibles de relancer la demande et de sortir l’Europe du marasme.
Même les économistes libéraux belges, qui ont inventé ou soutenu les intérêts notionnels, reconnaissent aujourd’hui leurs erreurs.
Mais le gouvernement Michel n’a rien lu de ces discours trop modernes pour lui, il n’a pas lu Thomas Piketty qui montre que nous sommes sur le point de retrouver le niveau d’inégalités d’avant 1914, et qui en explique si bien les mécanismes.
Conclusion : la Belgique n’a aucun problème budgétaire.
Il n’y a donc aucune raison de s’attaquer à notre système de sécurité sociale, notre recherche, nos institutions culturelles, ou la SNCB.
Il suffit de faire en sorte que les personnes les plus riches soient taxées comme le reste de la population et que les entreprises bénéficiaires contribuent à l’impôt.
Oublions donc la déclaration gouvernementale et donnons à lire à nos ministres les analyses d’aujourd’hui pour qu’il abandonne ses idées archaïques, qu’il s’excuse et qu’il démissionne.
Cet accord de gouvernement n’était qu’un mauvais rêve !

Michel Gevers Professeur émérite de l’UCL et Docteur Honoris Causa de la VUB
Le 6 novembre 2014
Mail : Michel.Gevers@uclouvain.be

 

 

La Maison du Livre de St Gilles – Un édito à relire

Périodique trimestriel  ‘Debout les Mots’ n° 53 (avril 2014)

Edito

Aux urnes les gars réveillez-vous,
Il va falloir gueuler un coup,
Aux urnes les filles, allons, debout !
Demain on refait l’monde …

Blague et mauvaises rimes mises à part, chers amis, chers amies, nous sommes nombreux à craindre le pire pour les temps qui viennent. De tous côtés, on sonne l’alarme, la solidarité se détricote, les soins de santé comme les pensions se privatisent, on persécute les chômeurs (car tout le monde sait que l’emploi court les rue depuis que le Gouvernement en a créés par centaines de milliers), on cherche, on fabrique et on trouve des boucs émissaires parmi les plus vulnérables, et la culture, Aaah la culture… ça se cote en Bourse, ça ?

Soyons clair : ce 25 mai, il est urgent de voter pour l’Humain, contre le Profit à tout prix. Il est fondamental de savoir, et de répéter haut et fort, qu’il n’y a pas de fatalité à la misère, à la faim, à la soif, à l’ignorance et au dérèglement climatique. Que si la famine règne, en Afrique, en Asie, c’est parce que dans les sociétés beaucoup plus  civilisées , des hommes et des femmes très affairés spéculent impunément sur le prix du blé et des matières premières et s’enrichissent de la rareté organisée. Tant que nous l’accepterons, l’appât du gain prendra le pas sur le droit de tous à vivre dans la dignité.

Si nous ne nous mobilisons pas, ou pas mieux, un jour, pour que nos enfants aient accès aux soins, à la nourriture et à la considération, il nous faudra prendre d’assaut les grillages de Pairi Daiza et demander asile dans l’enclos des pandas.

Joëlle BAUMERDER
Directrice de la Maison du Livre asbl
Rue de Rome, 28 – 1060 Saint-Gilles
http://www.lamaisondulivre.be

Texte reproduit avec l’autorisation de l’auteur 

Le 1er Mai

( Edito de ‘Secouez-vous les idées’ n° 90 juin juillet août 2012 – CESEP – info@cesep.be)

Monsieur Charles,

Franchement, sincèrement, j’envie votre papa. Qu’il doit être doux pour ce père Louis de ressentir un tel respect filial. Avoir un fils qui suit ses pas aussi fidèlement. Du berceau à la présidence du MR, du ballon rond au maïorat, quel beau parcours sur les traces de son papa. Cependant Monsieur Charles, point trop n’en faut. Tout n’est pas bon à prendre, même chez un tel papa. Pourquoi diable allez faire le mariole dans les rues de Jodoigne en se faisant passer pour ce qu’on n’est pas. Pire, en légitimant ce carnaval par une révision de l’histoire.

" Le 1er mai, c’est nous ! " Franchement, dans votre cas, pour affirmer cela, il faut avoir forcé sur le pecket de la province voisine. " Le MR est le délégué syndical de ceux qui bossent, qui en veulent… " Là, vous fumez autre chose que des Gauloises bleues. " Le premier mai, une fête authentiquement, typiquement libérale …". Franchement, à Bruxelles on dirait " ce peï est maf ", ce qui se traduit par " ce type est pas un peu fou dans sa tête " ou encore " Monsieur Charles est bon pour Titeca ". Je rigole mais pour tout vous dire, je vous trouve choquant.

Le 1er mai est la " Fête des Travailleurs " et non pas la " Fête du Travail ". Cette dernière appellation a été introduite en France par le maréchal Pétain durant le régime de Vichy. Franchement…c’est suspect. Elle est depuis utilisée fallacieusement par les…conservateurs. C’est de vous que l’on parle, que cela vous plaise ou non, il faut appeler un chat un chat. Je vous épargnerai toute l’histoire de ce premier mai. Retenez cependant qu’elle commémore la lutte pour un acquis fondamental de la classe ouvrière : la journée des huit heures. Ce sont les syndicats et la IIeme Internationale Socialiste qui ont oeuvré pour cela. Aux USA, des travailleurs ont été tués, emprisonnés, exécutés pour cette revendication. En France, le premier mai 1891 a tourné au drame à Fourmies quand la troupe a tiré sur la foule, tuant 10 personnes. Croyez-vous que la lutte s’est arrêtée là ? Que, magnanimes, vos ancêtres libéraux ont accordé la journée des 8 heures ? En France, il a fallu attendre 1919 et en Belgique la loi du 14 juin 1921.

Non Monsieur Charles, le MR n’est pas " le délégué syndical de ceux qui bossent ". Estimez-vous que les délégués des entreprises, les vrais, les élus des travailleurs, défendent des fainéants qui ne prennent pas leur travail au sérieux ? On bosse dans les entreprises Monsieur Charles, beaucoup, souvent trop, regardez les études médicales. Vous voulez être délégué syndical ? Eclairez-nous alors sur la position du MR par rapport à la représentativité des travailleurs dans les PME. Pas facile hein ! Vous ne serez jamais délégué syndical. On ne peut défendre le droit de grève et revendiquer le service minimum. On ne peut défendre le travailleur et demander plus de flexibilité du marché du travail. On ne peut défendre le travailleur et prôner la diminution des allocations de chômage dans le temps. On ne peut défendre le travailleur et traiter " d’assisté " celui qui perd son emploi, qu’il " en veuille " comme vous dites, ou pas. On ne peut tout simplement pas défendre le travailleur et mépriser celui qui ne trouve pas d’emploi quand il n’y en a pas !

Seriez-vous le délégué syndical des indépendants, des professions libérales, des PME ? C’est votre fonds de commerce, depuis des années. Je doute cependant de votre efficacité envers eux. Ecrivez leur, faites une belle lettre, une vraie, avec du sens. Pas la missive banale et creuse que l’on trouve sur le site du MR, intitulée " 7 h 22 sur l’E411 " et datée du 1er mai. Expliquez à vos admirateurs pourquoi, lors de la dernière réforme fiscale, vous avez particulièrement soigné les plus riches d’entre eux au détriment du plus grand nombre. Expliquez aux patrons de PME, vous savez, " ceux qui bossent ", pourquoi leur société paie autant d’impôts quand de toutes grosses entreprises, qui font des milliards de bénéfices, n’en paient pas. Vous n’allez quand même pas leur dire que ce sont les " socialos " qui ont voulu de telles mesures fiscales !!!

Vous vous attaquez aux dérives de la finance qui devient " le profitariat ". Mazette, elle est bien bonne celle-là. Une chance 3que vous êtes là pour nous le dire, nous ne l’avions pas remarqué ! Dites un peu, Monsieur Charles, vous ne l’avouez pas mais la finance d’aujourd’hui n’est jamais que le résultat d’une dérégulation des marchés que les libéraux ont toujours prônée. Loin de moi l’idée de vous considérer comme les seuls responsables mais vous en êtes cependant les principaux artisans politiques.

Vous essayez Monsieur Charles, bien maladroitement il me semble, de donner à votre " mouvement " des accents sociaux qu’il n’a pas. Vous trompez les citoyens en reprenant à votre compte une commémoration dans laquelle vous n’avez rien à faire. Le 1er mai ne vous appartiendra jamais, pas plus que la fête de la Communauté Wallonie Bruxelles n’appartiendra à la NVA ou la Gay Pride au Vlaams Belang. C’est une question d’identité. Augustin Spies, un des condamnés américains en 1886 lors des grèves pour l’instauration des 8 heures, a dit "Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui"1 ne brisez pas ce silence Monsieur Charles, respectez le.

Si votre parti et les gens qui le composent ont des valeurs fondamentales, ce dont je doute souvent, je vous invite à faire la fête pour célébrer ces valeurs. Ce sera légitime, utile pour vous et les vôtres. Cela vous donnera une véritable identité et enrichira le débat. Vous pourriez fêter le libéralisme, à Jodoigne ou ailleurs, à Wavre par exemple. Je vous propose une date : le 29 août. Vous fêterez la naissance de John Locke (29.08.1632), ce philosophe anglais qui est un des pères du libéralisme. Ce serait une bonne date pour galvaniser tous ceux qui veulent " bosser " après les grandes vacances.

Eric VERMEERSCH Mai 2012

( Extrait du n° 90 de "Secouez-vous les Idées" publié par le CESEP – Centre Socialiste d’Education Permanente ASBL – )

Texte reproduit avec l’autorisation de l’auteur
Pour contacter le CESEP :

Centre Socialiste d’Education Permanente ASBL
rue de Charleroi, 47 à 1400 Nivelles
tél. : 067/219 468 – 067/890 866
Fax : 067/210 097
Courriel : infos@cesep.be
Site : www.cesep.be
Votre avis : secouezvouslesidees@cesep.be

Pour consulter le n° 90 de "Secouez-vous les Idées" dans son intégralité : Cliquez ICI

Les écureuils et les pigeons

La crise financière ?

Encore un petit texte qui me plait beucoup – Prenez-en de la graine !!!

Les écureuils et les pigeons

Il était une fois un écureuil
Qui de son savoir tirait grand orgueil
De sa récolte annuelle de glands
Il gagnait toujours quelques noisettes et noix de pécan

Alors qu’il visitait un pays lointain
Il s’en vanta à un cousin
Voilà bien, dit ce dernier, les gens du vieux continent
Qui se contentent encore d’un si faible rendement

Si tu veux réellement créer de la valeur
J’ai des idées tordues qui peuvent faire fureur
Après avoir entendu de quoi il s’agit
Notre écureuil en reste quelque peu ahuri

Certes répond-t-il, ton montage est tentant
Mais j’ai bien peur de m’y casser les dents
Oh dit le ricain, s’il comporte quelques aléas
Tu sais très bien que ce n’est pas toi qui paieras

Notre animal à la maison de retour
S’empresse de démarcher les pigeons sans détour
Cédez-moi, susurre-t-il, une part de votre pitance
Et bientôt pour vous, ce sera Byzance !

Moult naïfs volatiles dans le piège tapent du bec
Et à l’écureuil apportent leurs kopecks
Certains mènent grand train dans un premier temps
Car, il faut le dire, il y a là du rendement

Pigeons employés, ouvriers, pensionnés, leur statut en oublient
Et malheureusement sur eux-mêmes se replient
Ils vénèrent écureuils, requins, Chanteclers libéraux comme idoles
Tant ils croient que c’est d’eux que viendra le pactole

Hélas, trois fois hélas, surgit la désillusion
Quand de Manhattan déferle une lame de fond
Si certains accusent alors le ricain de coquin
Peut-on mieux qualifier son cousin européen?

L’un et l’autre en tous cas crient sur tous les toits
Help me ! Aidez-moi! Sans quoi c’est la cata !
Alors, les rois des pigeons, tous ensemble, pour les meubles sauver
Des mangeoires de leurs peuples prélèvent partie du dîner

Aux pauvres oiseaux, résignés, il reste à turbiner
Pour espérer voir bientôt leurs rations augmenter
Pendant que le ricain et l’européen
Aux Bahamas ou à Knokke s’en tapent le popotin

De ma fable retirez la morale que vous y voyez
Pour ma part je ne veux qu’hardiment souhaiter
Que les travailleurs tonkinois, ibères, algonquins ou wallons
N’oublient, à l’avenir, plus jamais qui ils sont.

Eric VERMEERSCH Octobre 2008
Edito de ‘Secouez-vous les idées’ n° 76 Décembre 2008 – CESEP – info@cesep.be

Un ami a perdu son chien … une lettre émouvante (format PDF)

Le samedi 2 juin 2007, notre chien Max est décédé accidentellement.
Depuis près de 4 ans, notre chien Max ensoleille notre vie.
Il était notre enfant chéri et il nous le rendait bien.
Bien que très discret, il était partout dans notre vie.
Le matin il venait déposer son « nounours » au pied du lit, attendant sans bruit qu’on se lève.
La journée, il était omniprésent, sans s’imposer.
Quand c’était l’heure de la promenade, il venait s’asseoir devant Robert et le regardait sans rien dire
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Oui nous aimions notre chien comme on aime un enfant
Oui nous le pleurons submergés par un immense chagrin.
Et oui, je prie pour lui car il mérite bien plus que bien des hommes toute « image de
Dieu » qu’ils soient et si je suis ridicule, je m’en fous.

Socialiste je suis … TOUJOURS !  (02/06/2006)

J’adhère pleinement à la carte blache ci-après :

« Source Carte Blanche : Emmanuelle Dardenne « 

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Avanti Camarades…

Nous sommes des militants socialistes, certains depuis leur plus jeune âge, d’autres depuis que le parti s’est ouvert à la société civile. La plupart d’entre nous travaillent au quotidien pour le PS, dans les différents gouvernements du pays, dans les parlements, dans les provinces et dans des villes.
Pour nous, la politique, n’est pas une histoire de structures. Ce n’est pas les luttes fratricides, des conflits matadoresques, des questions de personnes, le cumul de fonctions ou les conflits d’intérêts.
Pour nous, la politique, c’est d’abord et avant tout une histoire de cœur et de valeurs, que nous défendons haut et fort, sans rougir, au nom du socialisme.
L’égalité, la tolérance,la solidarité, la redistribution des richesses,…sont les moteurs de notre travail.
Ces valeurs n’ont rien à voir avec le culte de la personnalité, avec les cultures des petits privilèges et sévères dérapages présumés de certains élus et conseillers !


Ne jouons pas les vierges effarouchées, la plupart d’entre nous ont été confrontés à un moment ou à un autre à des comportements d’élus PS qui ne correspondaient pas à la conception que nous nous faisons de notre idéal commun. Nous savions qu’il fallait du temps pour rénover en profondeur un si grand parti. Nous savions qu’au nom du parti étaient, ça et là, posés des actes que nous ne pouvions que condamner. Mais ces actes étaient sans commune mesure avec ce que nous découvrons aujourd’hui.
Et surtout, ils ne constituaient même pas l’envers d’un décor bien plus motivant, celui des victoires engrangées sous ces différentes législatures, les petits et les grands combats gagnés dans les gouvernements, les parlements, les villes et commune.
Oui, nous sommes fiers de l’accès plus facile à la justice pour tous, du Plan Marshall, du contrat pour l’école, de la construction de nouveaux logements publics, de la liaison des allocations sociales au bien-être, de la préférence accordée à la garde alternée lors de la séparation des parents, du renforcement de la protection des consommateurs, de la taxe Tobin…

Mais aujourd’hui, nous sommes atterrés, humiliés et révoltés.

Atterrés par l’ampleur et la signification des révélations qui secouent, notamment, une des plus grosses fédérations du parti.

Humiliés et en colère surtout lorsque parents, amis, vagues connaissances nous interpellent pour nous demander ce que nous faisons « avec ces gens-là », ricanent au moment de payer la note de restaurant en nous demandant si on met ça sur le compte d’une asbl ou, plus gentiment, espèrent nous entendre dire, « on n’est pas tous pourris ».

Révoltés aussi parce que, sans vouloir jeter une opprobre définitive sur ceux qui aujourd’hui sont cités devant la justice ou ceux qui flirtent avec des incompatibilités déontologiques, leurs comportements, leur arrogance, leur ton guerrier et surtout leur sentiment d’impunité nous font honte.

Nous aurions compris qu’on clame haut et fort son innocence ! Nous sommes écoeurés qu’on se défende comme un tout puissant que rien ne peut atteindre, même pas les règles de fonctionnement d’une démocratie et d’un parti, et/ou qu’on refuse derrière ses barreaux de démissionner. Alors que nous sommes un parti collectiviste au service de la société, nous voilà aujourd’hui aux prises avec des rebuffades qui nient l’intérêt général !

Nous voulons, dès aujourd’hui, pouvoir continuer à faire avancer notre travail, nos dossiers. Nous ne devons pas rougir de notre bilan aux différents niveaux de pouvoir même si nous pouvons l’améliorer, c’est évident.
Mais pour bien bosser, il faut le moral, il faut des convictions, de l’entrain, de la passion. Et aujourd’hui, c’est dur le matin de retrouver la pêche qui donne des ailes.

Pourtant, c’est impératif : nous devons décupler énergie et envie de nous battre encore pour le socialisme.

Nous devons absolument épauler la rénovation entamée par notre Président. Nous aussi, nous avons été surpris qu’elle « trébuche » sur des affaires qui deviennent presque chroniques. Mais c’est le moment ou jamais de nous battre pour poursuivre ce travail de rupture avec ces pratiques qui confondent intérêt personnel et intérêt général. C’est le moment ou jamais de nous battre pour faire de la politique, au service du citoyen. Au PS plus qu’ailleurs. Au PS plus que jamais.

A notre place, notre meilleure arme c’est encore et toujours le travail ! C’est un devoir de loyauté vis-à-vis de nos valeurs et de nos concitoyens, c’est aussi un devoir de déloyauté envers ceux qui ne les respectent plus.

C’est la nécessité de permettre à nos valeurs de corriger cette société fondée sur les prétendues valeurs que sont le profit, l’individualisme et le consumérisme. Ces « valeurs » que certains des nôtres ont préférées au socialisme.

Nous avons écrit cette carte blanche pour pousser un cri de rage mais aussi pour nous rappeler, pour vous rappeler, que le PS c’est avant tout un parti au service de valeurs universelles, au service de la société. Et qu’il est un parti composé par des femmes et des hommes, jeunes et moins jeunes, qui ont toujours la conviction qu’on peut changer le monde.
« 

J’adhère : Denis MEUNIER