Les Gilets Jaunes

Oui, je suis un Gilet Jaune !

Je suis âgé de 65 ans… et plus. De toute ma vie, j’ai participé à de nombreuses manifestations pour tout ce qui, à mes yeux, représentaient un juste et légitime combat. Les conditions et la sécurité au travail, les salaires, les pensions et même récemment le climat. C’est donc naturellement que dernièrement j’ai enfilé mon Gilet Jaune.

Aujourd’hui, face à la violence de ce mouvement et surtout à sa « non-organisation », je range ce gilet au porte-manteaux.

Non, le mouvement des Gilets Jaunes tel qu’il dérive actuellement, n’est plus le peuple !

Le peuple n’a pas besoin de se cacher derrière un foulard ou une cagoule noire. Il doit être suffisamment fier pour pouvoir avancer à visage découvert et exprimer ses revendications par le dialogue.
Il est trop facile de se retrancher derrière « il fallait s’y attendre ». Cette phrase accrédite à elle seule la violence.  Au contraire, il fallait empêcher la présence de ces masques. Les véritables Gilets Jaunes étaient bien plus nombreux que ces troublions et devaient les écarter afin de ne pas y être assimiler.

Le peuple, ce n’est aucunement cette bande de casseurs ou de pilleurs.
En face de la tête de la manifestation, il y a d’autres hommes, d’autres travailleurs qui font aussi partie du peuple et dont le travail consiste à maintenir la sécurité publique.
Les destructions aux biens publics (et même privés), les soins aux blessés, policiers ou manifestants, qui va les payer ? Ces casseurs ?
Non, réfléchissez un peu sans préjugé : Nous allons payer, vous et moi, le Peuple !

Non, le peuple n’est pas « Facebook » ! Facebook est bien trop influençable, manipulable. Il est le lieu de bien trop de contrevérités ou affirmations invérifiables. D’ailleurs, les soi-disant combattants contre le capitalisme devraient savoir qu’en l’utilisant, ils participent inconsciemment à l’enrichissement de cette entreprise qui se fait des milliards sur leur dos rien qu’en négociant leurs propres données privées ?

Le gilet jaune était un étendard bien représentatif du raz-le-bol de la société, face à des inégalités de plus en plus flagrantes. Certains l’on sali par une violence physique injustifiable. Certains voudraient faire porter la responsabilité de cette violence à la « non écoute » des politiques, à la réponse à la répression policière … ! Non, la violence est INEXCUSABLE !
Non, il y a toujours moyen de se faire entendre et de manifester sans violence. La preuve ce dernier weekend, une manifestation pour le climat qui a rassemblé plus de 70.000 personnes et tout s’est très bien passé.
La démocratie a aussi mis à disposition du peuple un outil bien plus efficace que l’anarchie : les élections. C’est à ce moment qu’il faut agir consciemment et bien choisir. C’est bien trop facile de dire « C’est pour toujours les mêmes » ou de ne pas voter.
Il faut savoir ne pas se faire leurrer par les promesses de partis populistes qui promettent tout, mais le moment venu, refusent d’agir.
Il faut savoir analyser et faire la part des choses sur les informations trouvées sur Facebook, Twiter et autres médias …
Il faut analyser les programmes des partis, discuter et échanger ses idées avec les femmes et hommes qui se présentent, comparer … Ce n’est pas celui qui crie le plus fort qui nécessairement est détenteur de la vérité !

Le peuple doit finir de se laisser mener par le bout du nez !

J’enfilerait certainement à nouveau mon gilet jaune ou tout autre étendard pour autant qu’un minimum d’encadrement soit mis en place, que le projet soit bien défini et que des représentants fiables et compétents nous représentent, nous, le Peuple.

 

Tax-shift = Taxes tout court !

 

 

Chers Amis,

Ces dernières semaines, la question du pouvoir d’achat est au centre des préoccupations.

Les citoyens, les syndicats et le PS plaident pour une augmentation du pouvoir d’achat.
Le gouvernement fédéral de Charles Michel répond que son tax-shift rencontre ces demandes.

Il oublie de signaler que, pour financer son tax-shift, le gouvernement MR N-VA a augmenté la TVA sur l’électricité (la faisant passer de 6 à 21%) et les accises sur le diesel. Il oublie aussi de dire qu’il a réduit le remboursement de certains médicaments, augmentant dès lors leur prix pour les citoyens. Il oublie de mentionner qu’il a procédé à un saut d’index, ce qui réduit les revenus des travailleurs de 400 euros en moyenne par an.

A vrai dire, l’impact réel du tax shift adopté par le gouvernement fédéral MR N-VA se traduit par une perte sèche de pouvoir d’achat pour les citoyens les plus vulnérables.

L’impact brut cumulé des mesures du tax-shift, du saut d’index et des économies en soins de santé correspond, en 2018, à une perte de 556 euros pour un demandeur d’emploi (isolé aux minima) et de 638 euros pour un pensionné (isolé aux minima).

L’analyse fournie par l’université catholique de Louvain (la KU Leuven) dans son enquête sur les effets du tax-shift, conduit à la conclusion d’un impact négatif pour les 10% des ménages les plus pauvres de la population ; cet impact négatif s’élève à 45 euros par mois, soit 540 euros par an.

Jeunes et moins jeunes,… soyons plus forts

   et rejoignez-nous sur facebook.com : Le Gang-des-Vieux-en-colère

Denis

Savoir avec quoi on nous empoisonne !

Rendre l’industrie alimentaire ou cosmétique plus ouverte et transparente ?
Yes we scan!

Deux sites intéressants pour surveiller notre alimentation ou les produits cosmétiques que nous utilisons :

etOpen Food FactsOpen Beauty Facts

 

 

Ces deux sites procurent des informations très intéressantes sur la composition des produits qui nous sont proposés par l’industrie alimentaire ou cosmétique : composition, valeur nutritionnelle, NUTRISCORE, présence de produits dangereux, …

Très facile d’usage, il suffit de scanner le code barre (ou introduire le code en dessous de celui-ci) d’un produit pour accéder à sa fiche.

Les bases de données sont créées en ‘OpenSource’ et sont de type ‘collaboratives’. Vous pouvez vous inscrire sur les sites et collaborer, améliorer, compléter les données.. .

Ses bases de données sont également accessibles  via des applications simples à l’usage et très pratiques à installer sur tablettes ou smartphones.
Recherchez l’applications sur :
 ou  ou 

Open Food Facts est un projet citoyen à but non lucratif créé par des milliers de volontaires à travers le monde. Vous pouvez commencer à contribuer en ajoutant un produit de votre cuisine, et nous avons plein de projets enthousiasmants auxquels vous pouvez participer de beaucoup de façons différentes.
Il y a moyen de soutenir ce  projet sans que cela vous coûte un seul euro simplement en utilisant le moteur de recherche Lilo
et de faire verser les points obtenus par vos recherches au profit de Open Food Facts ou Open Beauty Facts.  —  Merci pour eux !

A votre service

 

DIEU EXISTE – Plaidoyer pour la tolérance (20/05/2018 par Mr Robert Petitjean)

Le texte qui suit est ouvert à la discussion via les commentaires. 
Bonne lecture 

(Texte mis à jour par l’auteur le 13/11/2018)


…… Pour lire cet article, cliquez sur ce lien suivant :

« Dieu Existe (version du 13 11 2018  »

et télécharger le document (en format PDF) 

MERCI POUR VOS COMMENTAIRES

JOËLLE MEUNIER expose …

Dans le cadre de Chambres avec vues 2018
Parcours d’artistes (Namur)


JOËLLE MEUNIER expose

        • Du 3/3/2018 jusqu’au 28/3
          à la Galerie du Beffroi 
          13 rue du beffroi à Namur
          (fermé le lundi – autres jours de 11 à 18 heures sauf le dimanche de 12 à 18h)

      • Mais également les week-ends
        des 17 / 18 mars et 24 / 25 mars
        à « L’estaminet du bistro Belgo belge « 
        rue St Joseph 20 à Namur
        où Joëlle sera ravie de vous y rencontrer à ces dates, de 11 à 18 heures.

La Belgique n’a pas de problème budgétaire ; elle a un problème fiscal ! 

Texte de Michel Gevers, professeur à l’UCL et Doctor honoris causa VUB.


Ce gouvernement qui veut moderniser est en retard d’une guerre.
9 novembre 2014, 22:56
Michel Gevers

La Belgique n’a pas de problème budgétaire ; elle a un problème fiscal
Un texte de Michel Gevers.
Professeur émérite de l’UCL et Docteur Honoris Causa de la VUB

Depuis des années, le monde politique, le patronat et la presse nous assènent que la Belgique a un immense problème budgétaire.
Le budget de l’état présente un déficit de 14 milliards ; l’Europe nous menace de sanctions.
On a fait croire à l’opinion publique qu’il faut faire des sacrifices, qu’il faut sabrer dans la sécurité sociale parce que c’est la crise.
Et « la crise » est présentée comme une loi de la nature : c’est venu tout seul, personne n’en est responsable.
On évite bien sûr de dire que « la crise » est le résultat tout à fait prévisible de trente ans de dérégulation et de néolibéralisme initiés par Reagan et Thatcher.
Or la Belgique n’a aucun problème budgétaire.
Elle a un problème fiscal parce que ces mêmes Reagan et Thatcher ont un jour décidé qu’il était inacceptable que les plus fortunés d’entre nous paient autant d’impôts que la classe moyenne, et que nos dirigeants belges et européens, libéraux et conservateurs, les ont suivis et ont organisé l’évasion fiscale.
Pendant 12 ans, Didier Reynders a mis en place ou renforcé des mécanismes qui permettent aux gens très fortunés et aux sociétés qui font les plus gros bénéfices de ne payer quasiment aucun impôt : abaissement des taux d’imposition sur les gros revenus, précompte « libératoire » (le joli mot!) à un taux très bas, intérêts notionnels, et autres mécanismes ont été mis en place pour que les riches deviennent de plus en plus riches.
Ceci explique que les très riches français viennent s’installer en Belgique, paradis fiscal pour les très fortunés et pays de la rage taxatoire pour tous les autres.
Lorsqu’il y a deux ans il a été révélé que le baron Albert Frère avait payé moins de 300€ d’impôts sur toute l’année, (Albert Frère « baron » … un ami de Sarko … ) son adjoint a expliqué qu’il n’y avait eu aucune fraude, que c’était légal.
C’est à cela que sert un ministre des finances libéral, à rendre l’évasion fiscale parfaitement légale.
Il y a quelques jours, grâce aux chiffres de la Banque Nationale, nous avons appris qu’une femme de ménage paie infiniment plus d’impôts que la société Inbev ou le holding GBL d’Albert Frère, qui tous deux ont payé 0€ d’impôts sur des bénéfices de 1.748 millions et 845 millions d’euros, respectivement.
Le groupe Telenet a été moins chanceux : il a quand même dû payer 0,4% d’impôts sur un bénéfice de 4.317 millions d’euros.
Le dossier LuxLeaks nous apprend comment l’évasion fiscale organisée par nos Ministres des Finances permet aux grosses sociétés et aux plus riches d’échapper à l’impôt, ce qui oblige les travailleurs à payer des impôts exorbitants pour pouvoir notamment offrir un avion gratuit au baron Albert Frère.
Les mécanismes mis en place pour que les grosses sociétés ne paient quasiment pas d’impôts représentent un trou dans les finances de l’état qu’on évalue à 12 milliards.
La fraude fiscale et l’évasion fiscale des particuliers est estimée à un montant de 8 à 12 milliards.
C’est donc environ 20 milliards d’euros qui échappent aux recettes de l’état par la volonté du pouvoir politique, et en particulier des partis libéraux.
Et cette somme va encore augmenter avec les nouveaux cadeaux fiscaux du gouvernement Michel.
On n’a jamais montré que les intérêts notionnels avaient créé un seul emploi en Belgique.
Par contre, ces intérêts notionnels, maintenus contre toute attente par notre nouveau gouvernement néo-libéral, vont coûter des milliers d’emplois perdus.
Car en effet, pour compenser le trou de plusieurs milliards qu’ils créent dans les recettes de l’état, le gouvernement a introduit des réductions budgétaires massives qui vont mettre des milliers de travailleurs au chômage.
Les institutions culturelles, la recherche scientifique, les chemins de fer, le CRIOC, les entreprises publiques, tous vont devoir réduire leur personnel ou tout simplement disparaître, comme c’est le cas de BELSPO et du CRIOC par exemple. A côté de ces pertes d’emploi sèches, ce sont plusieurs millions de travailleurs belges qui vont voir leur salaire réduit ou leur coût de la vie augmenté, alors même que la Belgique n’a aucun problème budgétaire, mais un problème fiscal : le gouvernement ne veut pas taxer les riches.
Plutôt que de taxer la totalité des revenus, il ne veut taxer que les salaires et les allocations sociales.
Lorsque, sous les gouvernements précédents, les partis de gauche demandaient de taxer de la même manière les revenus du travail et du capital, les libéraux s’y sont farouchement opposés.
La raison?  » C’est trop compliqué. Les riches ont des armées d’avocats qui leur permettront d’évader l’impôt. Et puis la Belgique n’a pas de cadastre des fortunes.  »
Depuis 30 ans qu’on nous dit cela, on aurait pu établir ce fameux cadastre des fortunes, comme d’autres pays l’ont fait.
On nous a donc fait croire que la Belgique a un énorme problème budgétaire, et le gouvernement Michel a décidé que, plutôt que de faire contribuer les très riches et les sociétés qui font d’immenses bénéfices non taxés, il allait déclarer la guerre aux personnes qui travaillent ou qui essaient de travailler. C’est une lutte des classes d’une rare violence qui est enclenchée par ce gouvernement, soutenu par la FEB et le VOKA.
Saut d’index, blocage des salaires, atteintes aux pensions, limitation de l’accès aux soins de santé et à la culture, suppressions massives d’emplois : tout est fait pour appauvrir la population et décourager ceux qui veulent travailler de le faire.
C’est ainsi que les 50.000 personnes qui, pour échapper au chômage, acceptent de travailler à temps partiel alors qu’ils cherchaient un temps plein reçoivent une allocation complémentaire (appelée AGR) pour s’assurer qu’ils ne gagnent pas moins en travaillant qu’en chômant.
Le gouvernement a décidé de décourager ces personnes, essentiellement des femmes, en réduisant cette allocation.
Pour faire accepter par l’opinion publique cette dégradation des services et ces baisses considérables du pouvoir d’achat, le gouvernement utilise une vieille arme de propagande. Il ne dit pas  » on va démanteler, on va licencier, on va réduire, on va attaquer, on va appauvrir  » ; non, il dit  » on va moderniser « .
On va moderniser le marché du travail, on va moderniser le régime des pensions, on va moderniser la SNCB, on va moderniser les institutions scientifiques et culturelles.
La déclaration gouvernementale reprend 93 fois les mots moderne et moderniser !
Bien joué : même les éditorialistes tombent dans le panneau et écrivent à leur tour qu’il faut  » moderniser  » la sécurité sociale et le marché du travail, alors que ce mot ne veut évidemment rien dire.
Comble de l’ironie : ce gouvernement qui veut moderniser est en retard d’une guerre.
Car aujourd’hui tous les grands économistes et même les milieux financiers, FMI en tête, affirment que ce qui a plongé l’Europe dans la misère en générant des dizaines de millions de chômeurs, c’est la politique d’austérité menée depuis 2008.
Seuls des investissements publics massifs et une augmentation du pouvoir d’achat sont susceptibles de relancer la demande et de sortir l’Europe du marasme.
Même les économistes libéraux belges, qui ont inventé ou soutenu les intérêts notionnels, reconnaissent aujourd’hui leurs erreurs.
Mais le gouvernement Michel n’a rien lu de ces discours trop modernes pour lui, il n’a pas lu Thomas Piketty qui montre que nous sommes sur le point de retrouver le niveau d’inégalités d’avant 1914, et qui en explique si bien les mécanismes.
Conclusion : la Belgique n’a aucun problème budgétaire.
Il n’y a donc aucune raison de s’attaquer à notre système de sécurité sociale, notre recherche, nos institutions culturelles, ou la SNCB.
Il suffit de faire en sorte que les personnes les plus riches soient taxées comme le reste de la population et que les entreprises bénéficiaires contribuent à l’impôt.
Oublions donc la déclaration gouvernementale et donnons à lire à nos ministres les analyses d’aujourd’hui pour qu’il abandonne ses idées archaïques, qu’il s’excuse et qu’il démissionne.
Cet accord de gouvernement n’était qu’un mauvais rêve !

Michel Gevers Professeur émérite de l’UCL et Docteur Honoris Causa de la VUB
Le 6 novembre 2014
Mail : Michel.Gevers@uclouvain.be