DIEU EXISTE – Plaidoyer pour la tolérance (20/05/2018 par Mr Robert Petitjean)

Le texte qui suit est ouvert à la discussion via les commentaires. 
Bonne lecture 

(Texte mis à jour par l’auteur le 10/9/2018)


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La Belgique n’a pas de problème budgétaire ; elle a un problème fiscal ! 

Texte de Michel Gevers, professeur à l’UCL et Doctor honoris causa VUB.


Ce gouvernement qui veut moderniser est en retard d’une guerre.
9 novembre 2014, 22:56
Michel Gevers

La Belgique n’a pas de problème budgétaire ; elle a un problème fiscal
Un texte de Michel Gevers.
Professeur émérite de l’UCL et Docteur Honoris Causa de la VUB

Depuis des années, le monde politique, le patronat et la presse nous assènent que la Belgique a un immense problème budgétaire.
Le budget de l’état présente un déficit de 14 milliards ; l’Europe nous menace de sanctions.
On a fait croire à l’opinion publique qu’il faut faire des sacrifices, qu’il faut sabrer dans la sécurité sociale parce que c’est la crise.
Et « la crise » est présentée comme une loi de la nature : c’est venu tout seul, personne n’en est responsable.
On évite bien sûr de dire que « la crise » est le résultat tout à fait prévisible de trente ans de dérégulation et de néolibéralisme initiés par Reagan et Thatcher.
Or la Belgique n’a aucun problème budgétaire.
Elle a un problème fiscal parce que ces mêmes Reagan et Thatcher ont un jour décidé qu’il était inacceptable que les plus fortunés d’entre nous paient autant d’impôts que la classe moyenne, et que nos dirigeants belges et européens, libéraux et conservateurs, les ont suivis et ont organisé l’évasion fiscale.
Pendant 12 ans, Didier Reynders a mis en place ou renforcé des mécanismes qui permettent aux gens très fortunés et aux sociétés qui font les plus gros bénéfices de ne payer quasiment aucun impôt : abaissement des taux d’imposition sur les gros revenus, précompte « libératoire » (le joli mot!) à un taux très bas, intérêts notionnels, et autres mécanismes ont été mis en place pour que les riches deviennent de plus en plus riches.
Ceci explique que les très riches français viennent s’installer en Belgique, paradis fiscal pour les très fortunés et pays de la rage taxatoire pour tous les autres.
Lorsqu’il y a deux ans il a été révélé que le baron Albert Frère avait payé moins de 300€ d’impôts sur toute l’année, (Albert Frère « baron » … un ami de Sarko … ) son adjoint a expliqué qu’il n’y avait eu aucune fraude, que c’était légal.
C’est à cela que sert un ministre des finances libéral, à rendre l’évasion fiscale parfaitement légale.
Il y a quelques jours, grâce aux chiffres de la Banque Nationale, nous avons appris qu’une femme de ménage paie infiniment plus d’impôts que la société Inbev ou le holding GBL d’Albert Frère, qui tous deux ont payé 0€ d’impôts sur des bénéfices de 1.748 millions et 845 millions d’euros, respectivement.
Le groupe Telenet a été moins chanceux : il a quand même dû payer 0,4% d’impôts sur un bénéfice de 4.317 millions d’euros.
Le dossier LuxLeaks nous apprend comment l’évasion fiscale organisée par nos Ministres des Finances permet aux grosses sociétés et aux plus riches d’échapper à l’impôt, ce qui oblige les travailleurs à payer des impôts exorbitants pour pouvoir notamment offrir un avion gratuit au baron Albert Frère.
Les mécanismes mis en place pour que les grosses sociétés ne paient quasiment pas d’impôts représentent un trou dans les finances de l’état qu’on évalue à 12 milliards.
La fraude fiscale et l’évasion fiscale des particuliers est estimée à un montant de 8 à 12 milliards.
C’est donc environ 20 milliards d’euros qui échappent aux recettes de l’état par la volonté du pouvoir politique, et en particulier des partis libéraux.
Et cette somme va encore augmenter avec les nouveaux cadeaux fiscaux du gouvernement Michel.
On n’a jamais montré que les intérêts notionnels avaient créé un seul emploi en Belgique.
Par contre, ces intérêts notionnels, maintenus contre toute attente par notre nouveau gouvernement néo-libéral, vont coûter des milliers d’emplois perdus.
Car en effet, pour compenser le trou de plusieurs milliards qu’ils créent dans les recettes de l’état, le gouvernement a introduit des réductions budgétaires massives qui vont mettre des milliers de travailleurs au chômage.
Les institutions culturelles, la recherche scientifique, les chemins de fer, le CRIOC, les entreprises publiques, tous vont devoir réduire leur personnel ou tout simplement disparaître, comme c’est le cas de BELSPO et du CRIOC par exemple. A côté de ces pertes d’emploi sèches, ce sont plusieurs millions de travailleurs belges qui vont voir leur salaire réduit ou leur coût de la vie augmenté, alors même que la Belgique n’a aucun problème budgétaire, mais un problème fiscal : le gouvernement ne veut pas taxer les riches.
Plutôt que de taxer la totalité des revenus, il ne veut taxer que les salaires et les allocations sociales.
Lorsque, sous les gouvernements précédents, les partis de gauche demandaient de taxer de la même manière les revenus du travail et du capital, les libéraux s’y sont farouchement opposés.
La raison?  » C’est trop compliqué. Les riches ont des armées d’avocats qui leur permettront d’évader l’impôt. Et puis la Belgique n’a pas de cadastre des fortunes.  »
Depuis 30 ans qu’on nous dit cela, on aurait pu établir ce fameux cadastre des fortunes, comme d’autres pays l’ont fait.
On nous a donc fait croire que la Belgique a un énorme problème budgétaire, et le gouvernement Michel a décidé que, plutôt que de faire contribuer les très riches et les sociétés qui font d’immenses bénéfices non taxés, il allait déclarer la guerre aux personnes qui travaillent ou qui essaient de travailler. C’est une lutte des classes d’une rare violence qui est enclenchée par ce gouvernement, soutenu par la FEB et le VOKA.
Saut d’index, blocage des salaires, atteintes aux pensions, limitation de l’accès aux soins de santé et à la culture, suppressions massives d’emplois : tout est fait pour appauvrir la population et décourager ceux qui veulent travailler de le faire.
C’est ainsi que les 50.000 personnes qui, pour échapper au chômage, acceptent de travailler à temps partiel alors qu’ils cherchaient un temps plein reçoivent une allocation complémentaire (appelée AGR) pour s’assurer qu’ils ne gagnent pas moins en travaillant qu’en chômant.
Le gouvernement a décidé de décourager ces personnes, essentiellement des femmes, en réduisant cette allocation.
Pour faire accepter par l’opinion publique cette dégradation des services et ces baisses considérables du pouvoir d’achat, le gouvernement utilise une vieille arme de propagande. Il ne dit pas  » on va démanteler, on va licencier, on va réduire, on va attaquer, on va appauvrir  » ; non, il dit  » on va moderniser « .
On va moderniser le marché du travail, on va moderniser le régime des pensions, on va moderniser la SNCB, on va moderniser les institutions scientifiques et culturelles.
La déclaration gouvernementale reprend 93 fois les mots moderne et moderniser !
Bien joué : même les éditorialistes tombent dans le panneau et écrivent à leur tour qu’il faut  » moderniser  » la sécurité sociale et le marché du travail, alors que ce mot ne veut évidemment rien dire.
Comble de l’ironie : ce gouvernement qui veut moderniser est en retard d’une guerre.
Car aujourd’hui tous les grands économistes et même les milieux financiers, FMI en tête, affirment que ce qui a plongé l’Europe dans la misère en générant des dizaines de millions de chômeurs, c’est la politique d’austérité menée depuis 2008.
Seuls des investissements publics massifs et une augmentation du pouvoir d’achat sont susceptibles de relancer la demande et de sortir l’Europe du marasme.
Même les économistes libéraux belges, qui ont inventé ou soutenu les intérêts notionnels, reconnaissent aujourd’hui leurs erreurs.
Mais le gouvernement Michel n’a rien lu de ces discours trop modernes pour lui, il n’a pas lu Thomas Piketty qui montre que nous sommes sur le point de retrouver le niveau d’inégalités d’avant 1914, et qui en explique si bien les mécanismes.
Conclusion : la Belgique n’a aucun problème budgétaire.
Il n’y a donc aucune raison de s’attaquer à notre système de sécurité sociale, notre recherche, nos institutions culturelles, ou la SNCB.
Il suffit de faire en sorte que les personnes les plus riches soient taxées comme le reste de la population et que les entreprises bénéficiaires contribuent à l’impôt.
Oublions donc la déclaration gouvernementale et donnons à lire à nos ministres les analyses d’aujourd’hui pour qu’il abandonne ses idées archaïques, qu’il s’excuse et qu’il démissionne.
Cet accord de gouvernement n’était qu’un mauvais rêve !

Michel Gevers Professeur émérite de l’UCL et Docteur Honoris Causa de la VUB
Le 6 novembre 2014
Mail : Michel.Gevers@uclouvain.be

 

 

La Maison du Livre de St Gilles – Un édito à relire

Périodique trimestriel  ‘Debout les Mots’ n° 53 (avril 2014)

Edito

Aux urnes les gars réveillez-vous,
Il va falloir gueuler un coup,
Aux urnes les filles, allons, debout !
Demain on refait l’monde …

Blague et mauvaises rimes mises à part, chers amis, chers amies, nous sommes nombreux à craindre le pire pour les temps qui viennent. De tous côtés, on sonne l’alarme, la solidarité se détricote, les soins de santé comme les pensions se privatisent, on persécute les chômeurs (car tout le monde sait que l’emploi court les rue depuis que le Gouvernement en a créés par centaines de milliers), on cherche, on fabrique et on trouve des boucs émissaires parmi les plus vulnérables, et la culture, Aaah la culture… ça se cote en Bourse, ça ?

Soyons clair : ce 25 mai, il est urgent de voter pour l’Humain, contre le Profit à tout prix. Il est fondamental de savoir, et de répéter haut et fort, qu’il n’y a pas de fatalité à la misère, à la faim, à la soif, à l’ignorance et au dérèglement climatique. Que si la famine règne, en Afrique, en Asie, c’est parce que dans les sociétés beaucoup plus  civilisées , des hommes et des femmes très affairés spéculent impunément sur le prix du blé et des matières premières et s’enrichissent de la rareté organisée. Tant que nous l’accepterons, l’appât du gain prendra le pas sur le droit de tous à vivre dans la dignité.

Si nous ne nous mobilisons pas, ou pas mieux, un jour, pour que nos enfants aient accès aux soins, à la nourriture et à la considération, il nous faudra prendre d’assaut les grillages de Pairi Daiza et demander asile dans l’enclos des pandas.

Joëlle BAUMERDER
Directrice de la Maison du Livre asbl
Rue de Rome, 28 – 1060 Saint-Gilles
http://www.lamaisondulivre.be

Texte reproduit avec l’autorisation de l’auteur 

Le 1er Mai

( Edito de ‘Secouez-vous les idées’ n° 90 juin juillet août 2012 – CESEP – info@cesep.be)

Monsieur Charles,

Franchement, sincèrement, j’envie votre papa. Qu’il doit être doux pour ce père Louis de ressentir un tel respect filial. Avoir un fils qui suit ses pas aussi fidèlement. Du berceau à la présidence du MR, du ballon rond au maïorat, quel beau parcours sur les traces de son papa. Cependant Monsieur Charles, point trop n’en faut. Tout n’est pas bon à prendre, même chez un tel papa. Pourquoi diable allez faire le mariole dans les rues de Jodoigne en se faisant passer pour ce qu’on n’est pas. Pire, en légitimant ce carnaval par une révision de l’histoire.

" Le 1er mai, c’est nous ! " Franchement, dans votre cas, pour affirmer cela, il faut avoir forcé sur le pecket de la province voisine. " Le MR est le délégué syndical de ceux qui bossent, qui en veulent… " Là, vous fumez autre chose que des Gauloises bleues. " Le premier mai, une fête authentiquement, typiquement libérale …". Franchement, à Bruxelles on dirait " ce peï est maf ", ce qui se traduit par " ce type est pas un peu fou dans sa tête " ou encore " Monsieur Charles est bon pour Titeca ". Je rigole mais pour tout vous dire, je vous trouve choquant.

Le 1er mai est la " Fête des Travailleurs " et non pas la " Fête du Travail ". Cette dernière appellation a été introduite en France par le maréchal Pétain durant le régime de Vichy. Franchement…c’est suspect. Elle est depuis utilisée fallacieusement par les…conservateurs. C’est de vous que l’on parle, que cela vous plaise ou non, il faut appeler un chat un chat. Je vous épargnerai toute l’histoire de ce premier mai. Retenez cependant qu’elle commémore la lutte pour un acquis fondamental de la classe ouvrière : la journée des huit heures. Ce sont les syndicats et la IIeme Internationale Socialiste qui ont oeuvré pour cela. Aux USA, des travailleurs ont été tués, emprisonnés, exécutés pour cette revendication. En France, le premier mai 1891 a tourné au drame à Fourmies quand la troupe a tiré sur la foule, tuant 10 personnes. Croyez-vous que la lutte s’est arrêtée là ? Que, magnanimes, vos ancêtres libéraux ont accordé la journée des 8 heures ? En France, il a fallu attendre 1919 et en Belgique la loi du 14 juin 1921.

Non Monsieur Charles, le MR n’est pas " le délégué syndical de ceux qui bossent ". Estimez-vous que les délégués des entreprises, les vrais, les élus des travailleurs, défendent des fainéants qui ne prennent pas leur travail au sérieux ? On bosse dans les entreprises Monsieur Charles, beaucoup, souvent trop, regardez les études médicales. Vous voulez être délégué syndical ? Eclairez-nous alors sur la position du MR par rapport à la représentativité des travailleurs dans les PME. Pas facile hein ! Vous ne serez jamais délégué syndical. On ne peut défendre le droit de grève et revendiquer le service minimum. On ne peut défendre le travailleur et demander plus de flexibilité du marché du travail. On ne peut défendre le travailleur et prôner la diminution des allocations de chômage dans le temps. On ne peut défendre le travailleur et traiter " d’assisté " celui qui perd son emploi, qu’il " en veuille " comme vous dites, ou pas. On ne peut tout simplement pas défendre le travailleur et mépriser celui qui ne trouve pas d’emploi quand il n’y en a pas !

Seriez-vous le délégué syndical des indépendants, des professions libérales, des PME ? C’est votre fonds de commerce, depuis des années. Je doute cependant de votre efficacité envers eux. Ecrivez leur, faites une belle lettre, une vraie, avec du sens. Pas la missive banale et creuse que l’on trouve sur le site du MR, intitulée " 7 h 22 sur l’E411 " et datée du 1er mai. Expliquez à vos admirateurs pourquoi, lors de la dernière réforme fiscale, vous avez particulièrement soigné les plus riches d’entre eux au détriment du plus grand nombre. Expliquez aux patrons de PME, vous savez, " ceux qui bossent ", pourquoi leur société paie autant d’impôts quand de toutes grosses entreprises, qui font des milliards de bénéfices, n’en paient pas. Vous n’allez quand même pas leur dire que ce sont les " socialos " qui ont voulu de telles mesures fiscales !!!

Vous vous attaquez aux dérives de la finance qui devient " le profitariat ". Mazette, elle est bien bonne celle-là. Une chance 3que vous êtes là pour nous le dire, nous ne l’avions pas remarqué ! Dites un peu, Monsieur Charles, vous ne l’avouez pas mais la finance d’aujourd’hui n’est jamais que le résultat d’une dérégulation des marchés que les libéraux ont toujours prônée. Loin de moi l’idée de vous considérer comme les seuls responsables mais vous en êtes cependant les principaux artisans politiques.

Vous essayez Monsieur Charles, bien maladroitement il me semble, de donner à votre " mouvement " des accents sociaux qu’il n’a pas. Vous trompez les citoyens en reprenant à votre compte une commémoration dans laquelle vous n’avez rien à faire. Le 1er mai ne vous appartiendra jamais, pas plus que la fête de la Communauté Wallonie Bruxelles n’appartiendra à la NVA ou la Gay Pride au Vlaams Belang. C’est une question d’identité. Augustin Spies, un des condamnés américains en 1886 lors des grèves pour l’instauration des 8 heures, a dit "Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui"1 ne brisez pas ce silence Monsieur Charles, respectez le.

Si votre parti et les gens qui le composent ont des valeurs fondamentales, ce dont je doute souvent, je vous invite à faire la fête pour célébrer ces valeurs. Ce sera légitime, utile pour vous et les vôtres. Cela vous donnera une véritable identité et enrichira le débat. Vous pourriez fêter le libéralisme, à Jodoigne ou ailleurs, à Wavre par exemple. Je vous propose une date : le 29 août. Vous fêterez la naissance de John Locke (29.08.1632), ce philosophe anglais qui est un des pères du libéralisme. Ce serait une bonne date pour galvaniser tous ceux qui veulent " bosser " après les grandes vacances.

Eric VERMEERSCH Mai 2012

( Extrait du n° 90 de "Secouez-vous les Idées" publié par le CESEP – Centre Socialiste d’Education Permanente ASBL – )

Texte reproduit avec l’autorisation de l’auteur
Pour contacter le CESEP :

Centre Socialiste d’Education Permanente ASBL
rue de Charleroi, 47 à 1400 Nivelles
tél. : 067/219 468 – 067/890 866
Fax : 067/210 097
Courriel : infos@cesep.be
Site : www.cesep.be
Votre avis : secouezvouslesidees@cesep.be

Pour consulter le n° 90 de "Secouez-vous les Idées" dans son intégralité : Cliquez ICI

Les écureuils et les pigeons

La crise financière ?

Encore un petit texte qui me plait beucoup – Prenez-en de la graine !!!

Les écureuils et les pigeons

Il était une fois un écureuil
Qui de son savoir tirait grand orgueil
De sa récolte annuelle de glands
Il gagnait toujours quelques noisettes et noix de pécan

Alors qu’il visitait un pays lointain
Il s’en vanta à un cousin
Voilà bien, dit ce dernier, les gens du vieux continent
Qui se contentent encore d’un si faible rendement

Si tu veux réellement créer de la valeur
J’ai des idées tordues qui peuvent faire fureur
Après avoir entendu de quoi il s’agit
Notre écureuil en reste quelque peu ahuri

Certes répond-t-il, ton montage est tentant
Mais j’ai bien peur de m’y casser les dents
Oh dit le ricain, s’il comporte quelques aléas
Tu sais très bien que ce n’est pas toi qui paieras

Notre animal à la maison de retour
S’empresse de démarcher les pigeons sans détour
Cédez-moi, susurre-t-il, une part de votre pitance
Et bientôt pour vous, ce sera Byzance !

Moult naïfs volatiles dans le piège tapent du bec
Et à l’écureuil apportent leurs kopecks
Certains mènent grand train dans un premier temps
Car, il faut le dire, il y a là du rendement

Pigeons employés, ouvriers, pensionnés, leur statut en oublient
Et malheureusement sur eux-mêmes se replient
Ils vénèrent écureuils, requins, Chanteclers libéraux comme idoles
Tant ils croient que c’est d’eux que viendra le pactole

Hélas, trois fois hélas, surgit la désillusion
Quand de Manhattan déferle une lame de fond
Si certains accusent alors le ricain de coquin
Peut-on mieux qualifier son cousin européen?

L’un et l’autre en tous cas crient sur tous les toits
Help me ! Aidez-moi! Sans quoi c’est la cata !
Alors, les rois des pigeons, tous ensemble, pour les meubles sauver
Des mangeoires de leurs peuples prélèvent partie du dîner

Aux pauvres oiseaux, résignés, il reste à turbiner
Pour espérer voir bientôt leurs rations augmenter
Pendant que le ricain et l’européen
Aux Bahamas ou à Knokke s’en tapent le popotin

De ma fable retirez la morale que vous y voyez
Pour ma part je ne veux qu’hardiment souhaiter
Que les travailleurs tonkinois, ibères, algonquins ou wallons
N’oublient, à l’avenir, plus jamais qui ils sont.

Eric VERMEERSCH Octobre 2008
Edito de ‘Secouez-vous les idées’ n° 76 Décembre 2008 – CESEP – info@cesep.be

Un ami a perdu son chien … une lettre émouvante (format PDF)

Le samedi 2 juin 2007, notre chien Max est décédé accidentellement.
Depuis près de 4 ans, notre chien Max ensoleille notre vie.
Il était notre enfant chéri et il nous le rendait bien.
Bien que très discret, il était partout dans notre vie.
Le matin il venait déposer son « nounours » au pied du lit, attendant sans bruit qu’on se lève.
La journée, il était omniprésent, sans s’imposer.
Quand c’était l’heure de la promenade, il venait s’asseoir devant Robert et le regardait sans rien dire
…….

Lire l’article complet en format PDF : Max … Cliquez ICI

…..
Oui nous aimions notre chien comme on aime un enfant
Oui nous le pleurons submergés par un immense chagrin.
Et oui, je prie pour lui car il mérite bien plus que bien des hommes toute « image de
Dieu » qu’ils soient et si je suis ridicule, je m’en fous.

Socialiste je suis … TOUJOURS !  (02/06/2006)

J’adhère pleinement à la carte blache ci-après :

« Source Carte Blanche : Emmanuelle Dardenne « 

« 
Avanti Camarades…

Nous sommes des militants socialistes, certains depuis leur plus jeune âge, d’autres depuis que le parti s’est ouvert à la société civile. La plupart d’entre nous travaillent au quotidien pour le PS, dans les différents gouvernements du pays, dans les parlements, dans les provinces et dans des villes.
Pour nous, la politique, n’est pas une histoire de structures. Ce n’est pas les luttes fratricides, des conflits matadoresques, des questions de personnes, le cumul de fonctions ou les conflits d’intérêts.
Pour nous, la politique, c’est d’abord et avant tout une histoire de cœur et de valeurs, que nous défendons haut et fort, sans rougir, au nom du socialisme.
L’égalité, la tolérance,la solidarité, la redistribution des richesses,…sont les moteurs de notre travail.
Ces valeurs n’ont rien à voir avec le culte de la personnalité, avec les cultures des petits privilèges et sévères dérapages présumés de certains élus et conseillers !


Ne jouons pas les vierges effarouchées, la plupart d’entre nous ont été confrontés à un moment ou à un autre à des comportements d’élus PS qui ne correspondaient pas à la conception que nous nous faisons de notre idéal commun. Nous savions qu’il fallait du temps pour rénover en profondeur un si grand parti. Nous savions qu’au nom du parti étaient, ça et là, posés des actes que nous ne pouvions que condamner. Mais ces actes étaient sans commune mesure avec ce que nous découvrons aujourd’hui.
Et surtout, ils ne constituaient même pas l’envers d’un décor bien plus motivant, celui des victoires engrangées sous ces différentes législatures, les petits et les grands combats gagnés dans les gouvernements, les parlements, les villes et commune.
Oui, nous sommes fiers de l’accès plus facile à la justice pour tous, du Plan Marshall, du contrat pour l’école, de la construction de nouveaux logements publics, de la liaison des allocations sociales au bien-être, de la préférence accordée à la garde alternée lors de la séparation des parents, du renforcement de la protection des consommateurs, de la taxe Tobin…

Mais aujourd’hui, nous sommes atterrés, humiliés et révoltés.

Atterrés par l’ampleur et la signification des révélations qui secouent, notamment, une des plus grosses fédérations du parti.

Humiliés et en colère surtout lorsque parents, amis, vagues connaissances nous interpellent pour nous demander ce que nous faisons « avec ces gens-là », ricanent au moment de payer la note de restaurant en nous demandant si on met ça sur le compte d’une asbl ou, plus gentiment, espèrent nous entendre dire, « on n’est pas tous pourris ».

Révoltés aussi parce que, sans vouloir jeter une opprobre définitive sur ceux qui aujourd’hui sont cités devant la justice ou ceux qui flirtent avec des incompatibilités déontologiques, leurs comportements, leur arrogance, leur ton guerrier et surtout leur sentiment d’impunité nous font honte.

Nous aurions compris qu’on clame haut et fort son innocence ! Nous sommes écoeurés qu’on se défende comme un tout puissant que rien ne peut atteindre, même pas les règles de fonctionnement d’une démocratie et d’un parti, et/ou qu’on refuse derrière ses barreaux de démissionner. Alors que nous sommes un parti collectiviste au service de la société, nous voilà aujourd’hui aux prises avec des rebuffades qui nient l’intérêt général !

Nous voulons, dès aujourd’hui, pouvoir continuer à faire avancer notre travail, nos dossiers. Nous ne devons pas rougir de notre bilan aux différents niveaux de pouvoir même si nous pouvons l’améliorer, c’est évident.
Mais pour bien bosser, il faut le moral, il faut des convictions, de l’entrain, de la passion. Et aujourd’hui, c’est dur le matin de retrouver la pêche qui donne des ailes.

Pourtant, c’est impératif : nous devons décupler énergie et envie de nous battre encore pour le socialisme.

Nous devons absolument épauler la rénovation entamée par notre Président. Nous aussi, nous avons été surpris qu’elle « trébuche » sur des affaires qui deviennent presque chroniques. Mais c’est le moment ou jamais de nous battre pour poursuivre ce travail de rupture avec ces pratiques qui confondent intérêt personnel et intérêt général. C’est le moment ou jamais de nous battre pour faire de la politique, au service du citoyen. Au PS plus qu’ailleurs. Au PS plus que jamais.

A notre place, notre meilleure arme c’est encore et toujours le travail ! C’est un devoir de loyauté vis-à-vis de nos valeurs et de nos concitoyens, c’est aussi un devoir de déloyauté envers ceux qui ne les respectent plus.

C’est la nécessité de permettre à nos valeurs de corriger cette société fondée sur les prétendues valeurs que sont le profit, l’individualisme et le consumérisme. Ces « valeurs » que certains des nôtres ont préférées au socialisme.

Nous avons écrit cette carte blanche pour pousser un cri de rage mais aussi pour nous rappeler, pour vous rappeler, que le PS c’est avant tout un parti au service de valeurs universelles, au service de la société. Et qu’il est un parti composé par des femmes et des hommes, jeunes et moins jeunes, qui ont toujours la conviction qu’on peut changer le monde.
« 

J’adhère : Denis MEUNIER

Hôtel acceptant les chiens

Un petit texte trouvé dans un hôtel sympa des Landes qui acceptait les chiens dans leur établissement (Hôtel « La Forestière » à Biscarosse)

Nous acceptons les chiens …

  • parce qu’ils ne prennent pas les rideaux pour des chiffons à chaussures ;
  • parce qu’ils ne font pas collection de petites cuillères ;
  • parce qu’ils ne complètent pas leur trousseau avec
    les serviettes de l’hôtel ;
  • parce qu’ils ne font pas pipi dans les lavabos ;
  • parce qu’ils n’emportent pas les cendriers ;
  • parce qu’ils sont sympathiques aux gens sympathiques ;
  • parce qu’ils n’aiment que les clients gentils

(texte fourni par un client : Andrée Givord 73100 Aix-Les-Bains)